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Le mystère du métier d’acheteur : comment se lancer? 

Rédigé par J2
Publié le 5 février 2026

Un texte par Gleides Araujo, experte achats chez J2 gestion d’approvisionnement, en collaboration avec l’équipe de rédaction J2.

Une idée encore tenace liée au métier d’acheteur tient dans la perception que celui-ci est un « vilain petit canard » qui ne fait que dépenser pour la compagnie. Cependant, contrairement à cette croyance, la complexité de l’approvisionnement et l’expérience de l’acheteur ont un impact direct sur le succès financier d’une entreprise. En effet, le métier d’acheteur est aujourd’hui très diversifié! Voici donc quelques conseils pour commencer une carrière dans l’approvisionnement et devenir un passionné, comme les quelque 22 900 acheteurs au Canada¹.

Certifications et règlementation de la profession

Présentement, la profession d’acheteur n’est pas réglementée au Canada, mais il existe quelques associations qui soutiennent et représentent les professionnels dans cette carrière enrichissante et stimulante. Notamment, la SCCA² (Supply Chain Canada Association) représente des professionnels de l’approvisionnement dans l’ensemble des provinces canadiennes et est une référence pour les formations et les dernières tendances du secteur.

L’une des certifications qui commencent à être demandées par les employeurs en approvisionnement au Canada est celle de P.G.C.A. Ce titre convient parfaitement aux acheteurs souhaitant acquérir des connaissances pratiques et théoriques. Elle est offerte exclusivement par la SCCA. Il existe d’autres options en matière de formation technique, offertes par les cégeps, ainsi que des certificats proposés par certaines universités. Un professionnel souhaitant faire une transition de carrière vers le domaine de l’approvisionnement bénéficiera de ces types de formations et s’intégrera rapidement dans le métier.

Et les formations?

Au-delà d’une formation de base, la nécessité de développer un ensemble de compétences est essentielle pour faire face aux enjeux quotidiens auxquels un acheteur est constamment confronté. Comprendre les défis et le caractère non routinier du métier est primordial pour acquérir une base solide de connaissances et d’expérience. Être à l’écoute, attentif, minutieux, proactif, à l’aise avec les chiffres et avec les systèmes ERP constitue des atouts essentiels pour maîtriser le processus d’achat et développer une connaissance approfondie du marché.

Les particularités du métier

Le titre d’un acheteur peut varier selon différents segments, dépendamment du type de compagnie, de l’industrie et même de la catégorie de produits ou de services. En ce qui concerne les secteurs, on retrouve le public (gouvernement), le privé (industries, entreprises publiques et privées), le non lucratif (organismes) et l’associatif (associations). Selon le secteur choisi, les catégories ou familles d’achat pour les articles et services demeurent les mêmes. Elles se divisent en achats directs (matières premières, composants, sous-traitance) et indirects (tous les matériaux et services généraux nécessaires au fonctionnement de l’entreprise). Ces catégories influencent le titre de l’acheteur en fonction de l’expertise et des compétences requises par l’entreprise.

Généraliste ou spécialiste?

Un professionnel de l’achat peut être généraliste ou spécialiste selon le segment dans lequel il ou elle choisit de travailler et selon la structure de l’organisation dans laquelle il ou elle travaillera. L’acheteur généraliste pourrait couvrir plus d’une dizaine de produits d’achats directs (catégories de matériaux, services, etc.) et doit connaître les marchés, leurs tendances, ainsi que les produits à se procurer. Par exemple, pour les composantes associées à la production d’un moteur, les spécialistes achats doivent connaître les différents fabricants, les distributeurs, les pièces et composantes et la fourchette de prix, etc. 

En revanche, un ou une acheteur de matières premières pourrait être considéré comme spécialiste dans son industrie. Ces spécialistes achats devront connaître les processus de fabrication, les compositions chimiques, les inducteurs de coûts qui ont un impact sur le prix et bien encore. On les verra opérer dans des secteurs spécifiques, comme en approvisionnement chimique ou dans le domaine de la mode, par exemple. 

En achats indirects, l’acheteur peut être reconnu comme généraliste ou comme spécialiste. Le niveau d’expertise vient avec les années, avec les différents projets travaillés et dépendra de la complexité des rôles joués dans l’entreprise. Le niveau d’expertise peut évoluer d’un niveau opérationnel à un niveau stratégique, et d’un poste junior à un poste senior.

Une question d’implication

Une chose est certaine : la beauté de l’approvisionnement réside dans l’implication que les spécialistes achats portent envers leur métier. Aux yeux des gestionnaires qui savent tirer profit de l’expérience de leurs acheteurs, ceux-ci se transforment rapidement de « vilain petit canard » à « cygne ». Et cela peut avoir des impacts importants : économies, qualité des produits ou services, autorité auprès des fournisseurs et leadership face à la concurrence. 

Le domaine de l’approvisionnement sera toujours à la recherche de cygnes : si les achats vous intéressent, il n’en tient qu’à vous de vous lancer dans ce magnifique métier!

Pour en savoir plus sur les formations pour équipes d’acheteurs de J2 ou sur le développement des compétences que nous offrons, contactez-nous!

Références :

1- Source : Acheteurs/acheteuses des commerces de détail et de gros – Système de projection des professions au Canada (SPPC) – Liste principale des accréditations – Canada.ca

2- Source : Supply Chain Canada Association

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